Etape 5 : Marathon de l’enfer

L’étape d’hier s’est terminée en beauté avec le super accueil que nous a réservé l’internat de San Antonio. Nous étions plus qu’attendues par les enfants qui nous ont préparé une grande fiesta pour l’occasion (visible en vidéo sur notre page Facebook).

Nous leurs avons remis tous les dons que nous avons acheminé depuis la France. Chaque enfant a reçu un grand sac avec vêtements, brosse à dents, savon, dentifrice et un joli doudou ! Grâce à votre générosité, les enfants externes aux aussi ont pu refaire leur garde robe. Encore une fois, un merci tout particulier aux parents d’élèves de l’école Saint Pierre de Pleurtuit (35) qui ont été incroyablement généreux.

Cette année, Noël est tombé le 2 Mai !

Venons en à l’étape n° 5. Aussi appelée étape « Marathon ».

Le concept est simple :

  • Étape sur deux jours.
  • Bivouac en autonomie à près de 4000m d’altitude.

Nous avons démarré très lentement avec seulement 155km en 5h. Nous avons perdu beaucoup de temps à naviguer à la boussole et faire des tentatives de chemins de traverse pour gagner des précieux mètres. Pour rappel, il s’agit d’une course d’orientation, nous sommes classés en fonction de la distance parcourue – l’équipage qui trouve le chemin le plus court gagne.

Malheureusement, malgré nos efforts et notre créativité il n’y a souvent qu’un seul passage pour franchir le relief. Nos tentatives de raccourcis ont donc souvent échouées. Elles nous ont permis par contre de faire du renforcement musculaire en poussant la voiture qui une fois encore adooooore le sable.

Les paysages sont sompteux : salar, cailloux, lagune, cailloux, cactus, cailloux… Et plein d’animaux : ânes, lamas, Sabrina pas contente, vigogne, Emilie en colère, chiens…

La galère est montée d’un cran à la montée de la nuit. L’organisation nous a poussé à repousser notre bivouac est poursuivre la route de nuit (hum…) Cette excellente décision s’est soldée par un ensablement qui a nécessité l’aide de deux autres équipages (7 personnes en tout) pour sortir notre Chevrolet de son piège. Pour rappel, à ce moment il fait nuit et nous sommes à 4000m ce qui rend les efforts physique vraiment difficiles.

Emilie (et sa myopie légendaire) est passée en mode machine pour couvrir 30 km supplémentaire dans l’obscurité – pas toujours sur des pistes. Nous avons même croisé un âne… mort (!)… au beau milieu de la piste (!!!).

C’est à 1h30 du matin que nous avons finalement installé notre bivouac au milieu de nulle part. La corvée de bois pour allumer le feu de camp n’a jamais si bien portée son nom !

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